Centre de Recherche sur les Matériaux à Haute Température

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Centre de Recherche sur les Matériaux à Haute Température

Informations détaillées concernant l’implémentation de Microsoft Windows 2000 TCP/IP

Par Dave MacDonald et Warren Barkley

Résumé

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Ce livre blanc décrit en détail l’implémentation du protocole TCP/IP du système d’exploitation Microsoft® Windows® 2000 et constitue un complément des manuels de Microsoft Windows 2000 TCP/IP. Le protocole Microsoft TCP/IP est examiné de façon ascendante. Tout au long du livre, les traces réseau permettent d’illustrer les concepts clés. Ces traces ont été recueillies et formatées à l’aide du Moniteur réseau Microsoft, un outil logiciel d’analyse et de suivi du protocole réseau, inclus dans le produit Microsoft Systems Management Server. Ce livre s’adresse aux ingénieurs réseau et aux professionnels du support technique qui sont déjà familiarisés avec le protocole TCP/IP.

Fichier au format Word Win2k_TCPIP.doc (638 976 octets) environ 131 pages !

Sommaire

Introduction

Microsoft a adopté le protocole TCP/IP comme protocole de transport réseau stratégique d’entreprise pour ses plates-formes. Au début des années 90, Microsoft a lancé un projet ambitieux qui visait à créer des services et une pile TCP/IP, destinés à améliorer considérablement la flexibilité de la gestion réseau Microsoft. Avec la sortie du système d’exploitation Microsoft® Windows NT® 3.5, Microsoft a introduit une pile TCP/IP totalement réécrite. Cette nouvelle pile a été conçue pour intégrer les nombreux progrès réalisés au niveau des performances et de la simplicité d’administration obtenus au cours des dix dernières années. La pile est l’implémentation 32 bits portable hautes performances du protocole standard TCP/IP. Elle a évolué avec chaque version de Windows NT afin d’intégrer de nouvelles fonctionnalités et de nouveaux services qui améliorent ses performances et sa fiabilité.

Les objectifs poursuivis lors du développement de la pile TCP/IP étaient les suivants :

  • conformité aux normes ;
  • interopérabilité ;
  • portabilité ;
  • évolutivité ;
  • performances élevées ;
  • polyvalence ;
  • mise au point automatique ;
  • simplicité d’administration ;
  • simplicité d’adaptation ;

Ce livre décrit en détail l’implémentation de Windows 2000 et constitue un complément aux manuels TCP/IP de Microsoft Windows 2000. Il décrit l’implémentation de Microsoft TCP/IP de manière ascendante et est destiné aux ingénieurs réseau et aux professionnels du support technique qui sont déjà familiarisés avec TCP/IP.

Ce livre utilise des traces réseau afin d’illustrer les concepts. Ces analyses ont été recueillies et mises en forme à l’aide du Moniteur réseau Microsoft version 2.0, un outil logiciel d’analyse et de suivi de protocole inclus dans le produit Microsoft Systems Management Server. Windows 2000 Server inclut une version du Moniteur réseau sans certaines des fonctionnalités. La différence fondamentale entre cette version et celle de Systems Management Server est que la version limitée peut uniquement capturer les trames qui sont normalement vues par l’ordinateur sur lequel elle est installée, et non toutes les trames qui passent sur le réseau (ce qui nécessite que l’adaptateur soit configuré en mode de proximité). Il ne prend pas non plus en charge la connexion à des agents distants du Moniteur réseau.

Fonctionnalités

Présentation

La suite TCP/IP pour Windows 2000 a été conçue afin de simplifier l’intégration des systèmes Microsoft au sein de réseaux d’entreprise, gouvernementaux et publics à grande échelle et de permettre l’exploitation en toute sécurité de ces réseaux. Windows 2000 est un système d’exploitation prêt pour Internet.

Prise en charge des fonctions standard

Windows 2000 prend en charge les fonctions standard suivantes :

  • possibilité de se connecter à de multiples cartes réseau avec différents types de supports ;
  • multi-hébergement physique et logique ;
  • fonction interne de routage IP ;
  • IGMP (Internet Group Management Protocol) version 2 (Multidiffusion IP) ;
  • détection des doublons d’adresse IP ;
  • passerelles par défaut multiples ;
  • détection de passerelle inactive ;
  • recherche automatique de l’unité de parcours à transmission maximale (PMTU  : Path Maximum Transmission Unit) ;
  • sécurité IP (IPSec) ;
  • qualité de service (QoS) ;
  • services ATM ;
  • réseaux privés virtuels (VPN) ;
  • protocole de tunneling de couche 2 (L2TP).

Amélioration des performances

Windows 2000 présente en outre les améliorations suivantes en termes de performances :

  • mise au point de la pile du protocole, comprenant l’agrandissement de la taille par défaut des fenêtres et de nouveaux algorithmes de traitement des liaisons à délai élevé, ce qui augmente le débit
  • fenêtres pouvant être dimensionnées par l’intermédiaire de TCP (pris en charge par la RFC 1323)
  • accusés de réception sélectifs (SACK)
  • renvoi rapide TCP
  • amélioration du calcul du temps de transmission aller-retour (RTT, Round Trip Time) et du délai d’attente de retransmission (RTO, Retransmission Timeout)
  • amélioration des performances pour la gestion d’un grand nombre de connexions
  • mécanismes matériels de déchargement des tâches

Services disponibles

La gamme des systèmes d’exploitation Windows 2000 Server assure les services suivants :

  • client et service DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol) ;
  • WINS (Windows Internet Name Service), un client et serveur de nom NetBIOS ;
  • DNS dynamique (DDNS) ;
  • prise en charge de l’accès à distance (PPP/SLIP) ;
  • protocole de tunneling point-à-point (PPTP) et protocole de tunneling de couche 2 (L2TP), utilisé pour les réseaux privés virtuels distants ;
  • impression réseau TCP/IP (lpr/lpd) ;
  • agent SNMP ;
  • interface NetBIOS ;
  • interface Windows Sockets version 2 (Winsock2) ;
  • prise en charge des appels de procédure à distance (RPC, Remote Procedure Call) ;
  • Network Dynamic Data Exchange (NetDDE) ;
  • prise en charge de la navigation sur réseau étendu (WAN) ;
  • Services Microsoft IIS (Internet Information Services) hautes performances ;
  • utilitaires de connexion TCP/IP essentielles, comportant : finger, ftp, rcp, rexec, rsh, telnet, et tftp ;
  • logiciel serveur pour protocoles réseau simples, comportant : Générateur de caractères, Heure du jour, Ignorer, écho et Citation du jour ;
  • Outils de diagnostic et de gestion TCP/IP, comportant : arp, ipconfig, nbtstat, netstat, ping, pathping, route, nslookup et tracert ;

Table de comparaison des fonctions des différentes versions de Microsoft TCP/IP

Le tableau ci-dessous, qui sert de référence, dresse la liste des fonctions ainsi que des versions des systèmes d’exploitation dans lesquelles elles sont présentes. Les fonctions sont décrites plus en détail tout au long de ce document.

Tableau 1 : N=Non, O=Oui et D=Désactivé par défaut

Produit
Windows 95
Winsock 2 pour Windows 95 Windows 98
Windows 98 SE Service Pack 5 de Windows NT 4.0 Windows 2000
Détection de passerelle inactive N
N
O
O
O
O
Retransmission rapide VJ N
O
O
O
O
O
AutoNet N N O O N O
SACK (accusé de réception sélectif) N O
O
O
N
O
Prise en charge de trame géante O O O O O O
Grandes fenêtres N D D D N D
DNS dynamique N N N N N O
Détection de support N N N N N O
Mode d’éveil par appel réseau (Wake-On-LAN) N N N N
N O
Transmission IP N N N D D D
NAT N N N D N D
Kerberos v5 N N N N N O
IPSec (Sécurité IP) N N N N N O
PPTP N N O O O O
L2TP N N N N N O
API de l’application d’assistance IP N N O O O O
API Winsock2 N O O O O O
API GQoS N N O O N O
API de filtrage IP N N N N N O
Points de raccordement du pare-feu N N N N N O
Planificateur de paquets N N N N N D
RSVP N N O O N O
ISSLO N N O O N O
Filtrage cheval de Troie N N N N D D
Blocage de routage src N N N O O O
Recherche de routeurs ICMP N O O O D D
TCP de déchargement N N N N N O
IPSec de déchargement N N N N N
O

RFC Internet prises en charge par Microsoft Windows 2000 TCP/IP

Les requêtes de commentaires (RFC, Requests for Comments) sont constituées d’une série en évolution constante de rapports, de propositions et de normes de protocole, utilisés par la communauté de l’Internet. Il est possible d’utiliser FTP pour obtenir les RFC à partir des sites suivants :

  • nis.nsf.net ;
  • nisc.jvnc.net ;
  • wuarchive.wustl.edu ;
  • src.doc.ic.ac.uk ;
  • normos.org.

Tableau 2 : les RFC prises en charge par cette version de Microsoft TCP/IP

RFC
Titre
768 UDP (User Datagram Protocol)
783 TFTP (Trivial File Transfer Protocol)
791 IP (Protocole Internet)
792 ICMP (Internet Control Message Protocol)
793 TCP (Transmission Control Protocol)
816 Localisation des erreurs et récupération
826 ARP (Address Resolution Protocol)
854 TELNET (protocole Telnet)
862 ECHO (protocole écho)
863 DISCARD (protocole Ignorer)
864 CHARGEN (protocole Générateur de caractères)
865 QUOTE (protocole Citation du jour)
867 DAYTIME (protocole Heure du jour)
894 IP sur Ethernet
919, 922 Datagrammes de diffusion IP (diffusion avec sous-réseaux)
950 Procédure Internet standard de mise en sous-réseau
959 FTP (File Transfer Protocol)
1001, 1002 Protocoles de service NetBIOS
1065, 1035, 1123, 1886 Nom de domaine (DNS)
1042 Norme de transmission des datagrammes IP sur les réseaux IEEE 802
1055 Transmission d’adresses IP sur lignes sérielles (IP-SLIP)
1112 IGMP (Internet Group Management Protocol)
1122, 1123 Configuration hôte requise (communications et applications)
1144 Compression des en-têtes TCP/IP pour les liaisons sérielles à vitesse réduite
1157 SNMP (Simple Network Management Protocol)
1179 Protocole démon d’imprimante en ligne
1188 IP sur FDDI
1191 Recherche du parcours MTU
1201 IP sur ARCNET
1256 Messages de recherche de routeurs ICMP
1323 Extensions TCP pour hautes performances (voir le paramètre de registre TCP1323opts)
1332 IPCP (PPP Internet Protocol Control Protocol)
1518 Architecture pour l’allocation des adresses IP avec CIDR
1519 CIDR (Classless Inter-Domain Routing) : une stratégie d’attribution et d’agrégation d’adresses
1534 Interfonctionnement entre DHCP et BOOTP
1542 Clarifications et extensions pour le protocole Bootstrap
1552 IPXCP (PPP Internetwork Packet Exchange Control Protocol)
1661 PPP (protocole point-à-point)
1662 PPP dans les trames de type HDLC
1748 MIB IEEE 802.5 avec SMIv2
1749 MIB de routage de source de station IEEE 802.5 avec SMIv2
1812 Spécifications pour les routeurs IP version 4
1828 Authentification IP à l’aide de MD5 par clé
1829 Transformation ESP DES-CBC
1851 Transformation ESP Triple DES-CBC
1852 Authentification IP à l’aide de SHA par clé
1886 Extensions DNS pour la prise en charge d’IP version 6
1994 Protocole CHAP (PPP Challenge Handshake Authentication Protocol)
1995 Transfert incrémentiel de zones dans DNS
1996 Mécanisme pour une notification DNS rapide des modifications de zones
2018 Options d’accusé de réception sélectif TCP
2085 Authentification IP HMAC-MD5 (HMAC-MD5 IP Authentication with Replay Prevention)
2104 HMAC : algorithme de hachage à clé pour authentification des messages
2131 DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol)
2136 DNS UPDATE (mises à jour dynamiques dans DNS)
2181 Clarifications apportées à la spécification DNS
2205 RSVP (Resource ReSerVation Protocol) : spécification fonctionnelle de la version 1
2236 IGMP (Internet Group Management Protocol), version 2
2308 DNS NCACHE (mise en cache négative des requêtes DNS)
2401 Architecture de sécurité pour le protocole Internet
2401 Architecture de sécurité pour le protocole Internet
2402 En-tête d’authentification IP
2406 ESP (IP Encapsulating Security Payload)
2581 Gestion TCP de l’encombrement

Modèle d’architecture

Vue d’ensemble

La suite Microsoft TCP/IP contient des éléments de protocole fondamentaux, des services et leurs interfaces. Les interfaces TDI (Transport Driver Interface) et NDIS (Network Device Interface Specification) sont publiques et leurs spécifications sont mises à disposition par Microsoft aux adresses suivantes : 1 http://www.microsoft.com/france et ftp://ftp.microsoft.com. Il existe en outre un certain nombre d’interfaces de niveau supérieur disponibles pour les applications en mode utilisateur. Les plus communément utilisées sont Windows Sockets, les appels de procédure à distance (RPC) et NetBIOS.

Figure 1 : le modèle de réseau TCP/IP Windows 2000

Plug and Play

Windows 2000 introduit la prise en charge de Plug and Play, qui présente les fonctionnalités suivantes :

  • Reconnaissance automatique et dynamique du matériel installé. Ceci inclut l’installation initiale du système, la reconnaissance des changements statiques de matériel qui peuvent avoir lieu entre deux amorçages et la réponse aux événements matériels en cours d’exécution, tels que l’installation ou l’extraction et l’insertion ou la suppression de cartes.
  • Configuration efficace du matériel en réponse à sa reconnaissance automatique et dynamique, comportant l’activation dynamique du matériel, l’arbitrage des ressources, le chargement des pilotes de périphérique, le montage des unités, etc.
  • Prise en charge de types de bus particuliers et d’autres normes matérielles qui facilitent la reconnaissance dynamique et automatique du matériel, ainsi qu’une configuration efficace du matériel, notamment Plug and Play ISA, PCI, PCMCIA, PC Card/CardBus, USB et 1394. Ceci comprend également la promulgation de normes et de recommandations sur le comportement du matériel.
  • Une structure Plug and Play ordonnée permettant le fonctionnement de programmes d’écriture de pilotes. Il s’agit d’une infrastructure comportant des éléments tels que les interfaces d’informations (INF) sur l’unité, les API, les notifications en mode noyau, les interfaces d’exécution, etc.
  • Des mécanismes qui permettent au code et aux applications en mode utilisateur de prendre connaissance des changements d’environnement matériel afin de prendre les mesures appropriées.

Le fonctionnement Plug and Play ne requiert pas nécessairement un matériel Plug and Play. Dans la mesure du possible, les deux premiers points ci-dessus s’appliquent au matériel d’origine ainsi qu’au matériel Plug and Play. Dans certains cas, l’énumération ordonnée des périphériques d’origine n’est pas possible en raison des méthodes de détection qui sont destructives ou qui nécessitent du temps.

L’impact principal de la prise en charge Plug and Play sur les piles du protocole est que les interfaces réseau sont susceptibles d’être extraites et introduites à tout moment. La pile TCP/IP de Windows 2000 et les composants associés ont été adaptés pour permettre la prise en charge Plug and Play.

L’interface NDIS et les couches inférieures

Les protocoles de gestion réseau Microsoft utilisent la spécification NDIS (Network Device Interface Specification) pour communiquer avec les pilotes de carte réseau. La plupart des fonctions de la couche de liaison du modèle OSI sont implémentées dans la pile du protocole. De cette manière, le développement des pilotes de carte réseau est grandement simplifié.

NDIS (Network Driver Interface Specification) versions 3.1 à 5.0

NDIS 3.1 prend en charge les services fondamentaux qui permettent à un module de protocole d’envoyer des paquets bruts sur un périphérique réseau et d’être également averti des paquets entrants reçus par un périphérique réseau.

NDIS 4.0 présente les fonctions supplémentaires suivantes par rapport à NDIS 3.1 :

  • Prise en charge des données hors-bande (requis pour Broadcast PC).
  • Extension de support pour réseau étendu sans fil.
  • Envoi et réception de paquets à haute vitesse (une amélioration significative des performances).
  • Extension de support IrDa rapide.
  • détection du support (nécessaire pour l’obtention du logo Conçu pour Windows dans le Guide de conception du matériel PC versions 97 et ultérieures). La pile TCP/IP de Microsoft Windows 2000 utilise les informations de détection de support ; ces informations sont décrites dans la section « Configuration automatique du client » de ce livre blanc.
  • Tous les filtres de paquets locaux (empêchent le Moniteur réseau de monopoliser le processeur)
  • De nombreuses nouvelles fonctions du système NDIS (nécessaires à la compatibilité binaire de miniports dans Windows 95, Windows 98, Windows NT et Windows 2000)

NDIS 5.0 comporte toutes les fonctions définies dans NDIS 4.0 ainsi que les extensions suivantes :

  • Gestion NDIS de l’alimentation (requise pour la gestion de l’alimentation réseau et la fonction d’éveil réseau)
  • Plug and Play (NDIS pour Windows 95 prenait déjà en charge la fonction Plug and Play ; ce changement s’applique par conséquent uniquement aux pilotes de réseau Windows 2000.)
  • Prise en charge de WMI (Windows Management Instrumentation), permettant l’instrumentation compatible WBEM (Web-based Enterprise Management) des miniports NDIS et des cartes correspondantes.
  • Prise en charge d’un format INF unique pour tous les systèmes d’exploitation Windows. Le nouveau format INF est basé sur le format INF de Windows 98.
  • Miniport désérialisé pour améliorer les performances.
  • Mécanismes de déchargement de tâches, tels que le total de contrôle UDP et TCP et la transmission rapide de paquets (Fast Packet Forwarding).
  • Extension du support de diffusion (requis par les services de diffusion pour Windows).
  • NDIS orienté connexion (requis pour la prise en charge du mode de transfert asynchrone [ATM], d’ADSL [Asymmetric Digital Subscriber Line] et de WDM-CSA [Windows Driver Model–Connection Streaming Architecture].
  • Prise en charge de QoS (Quality of Service).
  • Prise en charge de pilote intermédiaire (requise pour Broadcast PC, les réseaux locaux virtuels, la planification de paquets pour QoS et la prise en charge NDIS des périphériques réseau IEEE 1394).

NDIS peut couper l’alimentation des cartes réseau lorsque le système demande un changement de niveau de l’alimentation. Tant l’utilisateur que le système peuvent émettre cette requête. L’utilisateur peut par exemple mettre l’ordinateur en mode veille ou le système peut demander un changement de niveau d’alimentation en raison de l’inactivité de la souris ou du clavier. En outre, la déconnexion du câble réseau peut initier une demande de mise hors tension si la carte d’interface réseau (NIC) permet la prise en charge de cette fonction. Dans ce cas, le système attendra pendant un intervalle de temps à déterminer avant de mettre la carte réseau hors tension, étant donné que la déconnexion peut être due à des changements de câblage temporaires sur le réseau plutôt qu’à la déconnexion d’un câble du périphérique réseau lui-même.

La stratégie de gestion de l’alimentation NDIS est basée sur l’absence d’activité réseau. Cela signifie que tous les autres composants réseau doivent être d’accord avec la requête pour que la carte réseau puisse être mise hors tension. Dans le cas de sessions actives quelconques ou de fichiers ouverts sur le réseau, la demande de mise hors tension peut être refusée par l’ensemble ou par un seul des composants impliqués.

L’ordinateur peut également sortir d’un état de faible alimentation, en fonction d’événements qui se produisent sur le réseau. Un signal de réveil peut être provoqué par :

  • la détection d’un changement de l’état de la liaison réseau (par exemple, la reconnexion d’un câble) ;
  • la réception d’une trame de réveil réseau ;
  • la réception d’un paquet magique (Magic Packet). Pour en savoir plus, consultez le site Microsoft.

Lors de l’initialisation du pilote, NDIS interroge la capacité du miniport à déterminer s’il prend en charge des éléments tels que les paquets magiques, la correspondance au modèle ou les réveils pour changement de liaison, ainsi qu’à déterminer la condition d’alimentation minimale requise par chaque méthode de réveil. Les protocoles réseau demandent ensuite les capacités du miniport. Au moment de l’exécution, le protocole établit la stratégie de réveil, à l’aide d’identificateurs d’objets (OID), tels que Enable Wakeup (Autoriser réveil), Set Packet Pattern (Définir modèle de paquet) et Remove Packet Pattern (Supprimer modèle de paquet).

Actuellement, Microsoft TCP/IP est la seule pile de protocole Microsoft qui permette la gestion d’alimentation réseau. à l’initialisation du miniport, la pile enregistre les modèles de paquets suivants :

  • paquet IP dirigé ;
  • diffusion ARP pour l’adresse IP de la station ;
  • diffusion NetBIOS à l’aide de TCP/IP pour le nom d’ordinateur attribué à la station.

Des pilotes compatibles NDIS sont disponibles pour un large choix de cartes réseau de nombreux fabricants. L’interface NDIS permet la liaison entre plusieurs protocoles de différents types et un pilote réseau unique ; elle permet également la liaison entre un protocole unique et plusieurs pilotes réseau. La spécification NDIS décrit le mécanisme de multiplexage utilisé pour exécuter cette fonction. Les liaisons peuvent être visualisées ou modifiées à partir du dossier Windows Network Connections.

Windows 2000 TCP/IP permet la prise en charge de :

  • Ethernet (et 802.3 SNAP)
  • FDDI
  • Token Ring (802.5)
  • ATM (LANE et CLIP)
  • ARCnet
  • Liaisons dédiées de réseau étendu (WAN), telles que DDS (Dataphone Digital Service) et T-carrier (Fractional T1, T2 et T3)
  • Services de réseau étendu commuté permanent ou à distance, tels que les téléphones analogiques, les réseaux RNIS et xDSL
  • Services de réseau étendu à commutation de paquets, tels que X.25, Frame Relay et ATM

Les objectifs de ces nouvelles fonctionnalités sont les suivants :

  • faciliter l’utilisation et réduire le coût total de propriété (TCO) ;
  • améliorer les performances ;
  • autoriser de nouveaux types de supports, de services et d’applications ;
  • augmenter la souplesse de l’architecture des pilotes.

Fonctionnalité de la couche liaison

La fonctionnalité de la couche liaison est répartie entre la combinaison pilote/carte d’interface réseau et le pilote de pile de protocole de bas niveau. Les filtres de la combinaison pilote/carte réseau sont basés sur l’adresse du contrôle d’accès du support de destination (MAC) de chaque trame.

Normalement, le matériel filtre toutes les trames entrantes, à l’exception de celles contenant une des adresses de destination suivantes :

  • l’adresse de la carte ;
  • l’adresse de diffusion constituée uniquement de 1 (FF-FF-FF-FF-FF-FF) ;
  • les adresses de multidiffusion qui intéressent un pilote de protocole sur l’hôte, à l’aide d’une primitive NDIS.

Cette première décision de filtrage étant effectuée par le matériel, la carte réseau ignore toutes les trames qui ne répondent pas aux critères de filtrage sans nécessiter de traitement par le processeur. Toutes les trames (y compris les diffusions) qui passent le filtre matériel sont ensuite passées au pilote de la carte réseau par le biais d’une interruption matérielle.2Le pilote réseau est un logiciel qui s’exécute sur l’ordinateur ; par conséquent, toutes les trames qui arrivent jusque là nécessitent un certain temps processeur pour être traitées. Le pilote réseau fait passer la trame de la carte d’interface à la mémoire du système, puis la carte est passée au(x) pilote(s) de transport approprié(s). La spécification NDIS 5.0 offre plus de détails à propos de ce processus.

Les trames sont passées à tous les pilotes de transport liés dans l’ordre des liaisons.

Lors du passage d’un paquet à travers le réseau ou une série de réseaux, l’adresse du contrôle d’accès du support (MAC) source correspond toujours à celle de la carte réseau qui a placé le paquet sur le support, tandis que l’adresse MAC du support de destination correspond à celle de la carte réseau qui devra l’extraire du support. En d’autres termes, dans un réseau à routage, les adresses MAC des supports source et de destination changent à chaque passage par un périphérique de couche réseau (routeur ou commutateur de couche 3).

Unité à transmission maximale (MTU)

Chaque type de support présente une taille de trame maximale qui ne peut être dépassée. La couche liaison est responsable de la recherche de cette unité MTU et de son signalement aux protocoles susmentionnés. La pile de protocole peut interroger les pilotes NDOS pour connaître l’unité MTU locale. La connaissance de l’unité MTU d’une interface est utilisée par les protocoles des couches supérieures, tels que TCP, qui optimisent automatiquement la taille des paquets destinés à chaque support. Pour en savoir plus, consultez l’exposé sur la recherche de l’unité de parcours à transmission maximale TCP (PMTU) dans la section « TCP (Transmission Control Protocol) » de ce livre.

Si un pilote réseau (tel qu’un pilote ATM) utilise un mode d’émulation LAN, il peut signaler qu’il possède une MTU supérieure à celle prévue pour ce type de support. Par exemple, il peut émuler Ethernet, mais indiquer une MTU de 9180 octets. Windows NT et Windows 2000 acceptent et utilisent la taille MTU indiquée par la carte, même si elle dépasse la MTU normale pour un type de support donné.

Parfois, la MTU signalée à la pile de protocole peut être inférieure à ce qu’on pourrait prévoir pour un type de support donné. Par exemple, l’utilisation de la norme 802.1p pour QoS sur Ethernet réduit souvent (cela dépend du matériel) de 4 octets la MTU signalée, en raison de la présence d’en-têtes de couche de liaison plus larges.

 
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Page Up Updated 24 septembre, 2003 Hervé Chaudret
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