| Carnivore
rebaptisé A défaut de s'acheter une conduite, le système américain d'espionnage Internet installé chez les fournisseurs d'accès et qui permet, au grand dam des protecteurs de la liberté de l'internaute un suivi de tous nos messages, change de nom : désormais, on l'appellera DCS 1000. C'est pas très parlant, mais au moins ça le rend un peu plus sympathique. En tous cas, c'est le but de l'opération. En effet, selon Paul Bresson, porte-parole du FBI, Carnivore a souffert d'une mauvaise presse simplement parce que son nom suscitait des craintes inexpliquées. Mouais, on va faire semblant d'y croire… Jeudi 15 février 2001 SamMag Un Carnivore bien trop gourmand... Grâce à la détermination
de l'Epic, une association américaine de défense des libertés
individuelles, on découvre aujourd'hui la réalité du système
d'espionnage individuel Carnivore, développé par le FBI. L'Epic a en
effet obtenu d'un juge que le FBI lui communique toute sa documentation
interne sur Carnivore et son prédécesseur, Omnivore. Contrairement à
ce que l'agence avait toujours affirmé, le programme est capable de
filtrer toutes les communications internes au disque dur, les e-mails
dans leur totalité (le FBI avait d'abord affirmé qu'elle n'était
capable de lire que les en-têtes) et le surf sur Internet. Pour toute défense,
des officiels ont expliqué qu'ils n'espionnaient que dans la limite que
leur fixaient préalablement les juges. On est bien obligé de les
croire vu qu'il n'existe aucun moyen de contrôle... Enfin, la section
de ce rapport concernant les évolutions technologiques futures de
Carnivore est bizarrement gardée secrète par ces mêmes cadres du FBI. Après les
pseudo-révélations faites par le FBI (voir
IA 62) sur son logiciel d'espionnage Carnivore, on a appris cette
semaine que deux autres pays, la Nouvelle-Zélande et le Japon, s'apprêtaient
à mettre en place des mécanismes semblables. Dans les deux cas, des
sources indépendantes ont fait part d'un fort soupçon concernant
l'implication de la CIA dans l'adoption des ces législations. |
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| Updated 24 septembre, 2003 Hervé Chaudret | |